
Le 13 mars, Doja Cat a annoncé sur TikTok qu’on lui avait diagnostiqué un trouble de la personnalité borderline (BPD). À 30 ans, la star explique que ce n’est pas une révélation soudaine, mais le constat d’un épuisement accumulé : « J’ai appris très jeune à faire semblant d’aimer des choses, à faire semblant d’être heureuse… ça m’a rattrapée », dit-elle dans la vidéo.
La confession sonne à la fois fragile et résolue. Elle parle d’un combat « agonisant », évoque des années de thérapie et se dit « soulagée et fière » d’avoir franchi des étapes — tout en reconnaissant qu’elle fait encore des erreurs. « C’est un processus de huit ans de guérison, de traitement », ajoute-t-elle, posant la patience comme remède plutôt que promesse de perfection.
Le trouble de la personnalité borderline est une affection mentale qui modifie la façon dont une personne se perçoit et se lie aux autres. Il se traduit souvent par des relations intenses et instables, de l’impulsivité et une image de soi altérée, ce qui peut rendre le quotidien difficile.
Doja précise qu’elle se bat « probablement depuis toujours » contre ces symptômes. Ce n’est pas la première fois qu’elle évoque sa santé mentale : elle avait déjà dit en 2021 à Rolling Stone vivre avec un TDAH et avoir quitté le lycée à 16 ans parce qu’elle se sentait « coincée » tandis que les autres avançaient.
Dans la même vidéo, Doja prend la défense de Chappell Roan, qu’elle admire pour son honnêteté scénique. Elle confie avoir dû « apprendre à être honnête » avec elle-même après des années à se mentir. Voir quelqu’un assumer son inconfort sans blesser autrui lui montre qu’elle peut, elle aussi, se comporter autrement.
La chanteuse ne gomme pas ses contradictions : elle reconnaît ses progrès sans feindre un triomphe définitif. Cette franchise séduit autant qu’elle déstabilise, parce qu’elle expose la réalité d’un traitement long et souvent sinueux.