
Massive Attack revient en Australie pour la première fois depuis 2010, et en grand : trois concerts en salle sont programmés à Brisbane, Sydney et Melbourne en août. Le collectif de Bristol, mené par Robert “3D” Del Naja et Grant “Daddy G” Marshall, investira le Brisbane Entertainment Centre le 6 août, le Qudos Bank Arena de Sydney le 9 août et le Rod Laver Arena de Melbourne le 11 août.
Massive Attack jouera à Brisbane le 6 août, à Sydney le 9 août et à Melbourne le 11 août. Le groupe publie "Boots on the Ground", une collaboration avec Tom Waits, en même temps que l’annonce des concerts — sa première nouvelle sortie depuis plusieurs années.
Les billets seront disponibles en prévente pour les membres Frontier le jeudi 4 juin à 14 h (heure locale), puis en vente générale le vendredi 5 juin à 15 h via frontiertouring.com/massiveattack. Ce retour scénique intervient après 16 ans sans date australienne — assez pour transformer cette tournée en événement attendu autant par les fans que par les curieux.
Ce qui rend cette tournée notable, ce n’est pas seulement la rareté des passages en Australie, mais la preuve que Massive Attack reste en activité artistique. "Boots on the Ground" sonne comme un rappel : le groupe n’est pas une relique confortable, mais une formation qui continue d’expérimenter. Formé au sein du sound system The Wild Bunch à Bristol, Massive Attack a façonné le paysage musical dès 1991 avec Blue Lines, souvent cité comme l’album qui a inventé le trip-hop.
Leur disque Mezzanine (1998) a confirmé l’impact : numéro un au Royaume-Uni, il a engendré des titres devenus familiers aux oreilles du monde entier, comme "Teardrop" et "Angel". Mezzanine a atteint la 60e place du Billboard 200 et s’est vendu à plus de 3,5 millions d’exemplaires dans le monde. Avec 100th Window (2003) et Heligoland (2010), Massive Attack compte deux albums n°1 au Royaume-Uni et une discographie qui continue d’influencer musiciens et producteurs.
Sur scène, le collectif ne se contente pas de jouer : il impose une expérience immersive, où le son et l’image se répondent et où la politique s’affiche sans détour. Le groupe collabore régulièrement avec des artistes visuels comme Adam Curtis ou United Visual Artists, et Robert Del Naja intègre ses propres travaux plastiques dans la scénographie. Pour qui connaît leur réputation, ces concerts promettent autant d’émotion visuelle que sonore — et une poignée de moments qui restent longtemps en tête.