¥ØU$UK€ ¥UK1MAT$U, le DJ qui conquiert le monde

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¥ØU$UK€ ¥UK1MAT$U derrière des platines, éclairé par des néons, devant une foule en concert

Un DJ qui traverse les époques et les salles

Pendant sa tournée en Colombie, ¥ØU$UK€ ¥UK1MAT$U n’a pas l’allure d’un novice. Il parle comme quelqu’un qui a multiplié les salles et les surprises : sets qui sautent d’une décennie à l’autre, enchaînements qui frottent l’émotion brute au raffinement sonore. Cette capacité à traverser les genres et les époques l’a propulsé hors du Japon — et sur des écrans du monde entier.

La preuve par l’audience et les festivals sud-américains

¥ØU$UK€ ¥UK1MAT$U a dépassé 18 millions de vues sur YouTube pour son set Boiler Room: Tokyo. Les festivals sud-américains lui ont offert des preuves bruyantes de cette popularité. Dans les foules, on chante comme au stade, on crie son nom, et au Chili son passage sur un morceau de Skrillex a déclenché un mosh pit. Il vient aussi d’ajouter Coachella 2026 à sa feuille de route, après des dates à Lollapalooza en Argentine et au Chili — des étapes qu’il confie avoir lues dans des magazines quand il était lycéen.

Méthode : improvisation, précision et choix audacieux

Il a joué à Coachella 2026 et s'est produit à Lollapalooza en Argentine et au Chili. Ce qui le distingue, ce n’est pas seulement la taille des scènes mais la méthode : une playlist fourre-tout de morceaux à BPM variés, imaginée pour se glisser sur n’importe quel DJ précédent, et une grande part d’improvisation. Quand l’enjeu est maximal — une heure qui peut tout changer, comme pour Boiler Room — il planifie chaque détail ; sinon, il s’appuie sur l’instinct et sur des techniques peaufinées au fil des années. Il pratique les blends entre deux titres, manipule les bandes d’égalisation pour estomper une mélodie et couvrir une erreur, et n’hésite pas à sortir du registre attendu — AC/DC pour l’Australie, Jane’s Addiction à Lollapalooza — selon le public et le contexte.

Influences artistiques, cinéma et humanité au centre du set

Le son chez lui se construit en couches : puissance pour faire danser, délicatesse pour imprimer une émotion durable. Il cite Ryuichi Sakamoto comme influence et admet que ses sets gagnent en finesse d’égalisation grâce, peut-être, à cette filiation. Le cinéma est aussi une école — il revoit Sho Miyae, Paul Thomas Anderson, note les légèretés qui naissent entre deux moments lourds — et dit que ses choix peuvent contenir un humour non affiché, né du contraste entre personnages et situations.

La dimension humaine est centrale. Organisateur de Zone Unknown à Osaka depuis dix ans, il se considère à la fois comme artiste et entertainer : donner au public « quelque chose à ramener ». Son parcours n’a pas été linéaire — une opération cérébrale pour un cancer l’a placé au bord du précipice il y a une décennie — mais il insiste sur le travail quotidien, sur le désir de s’améliorer petit à petit, sur la constance plutôt que sur l’exploit. Résultat : des sets qui s’écoutent plusieurs fois et révèlent, à chaque écoute, des détails nouveaux.

Publié le : 20 avril 2026
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