Amy Grant se confie sur son 1er album en 13 ans

Amy Grant se confie sur son 1er album en 13 ans

Amy Grant sur scène, micro en main sous des lumières bleues, chantant devant un public en concert

Un coin rangé déclenche une renaissance créative

Amy Grant au travail. En 2024, sa fille Corrina a demandé : « Où est ton espace créatif ? » Elle a réorganisé la pièce, pleine de peintures, de vinyles 45 tours et d’un vieux tourne-disque — Corrina l’a surnommée « craftopia ».

C’est là que Grant a commencé à écrire les paroles qui deviendront le cœur émotionnel de son nouvel album, The Me That Remains, qui sortira le 8 mai chez Thirty Tigers.

De gospel à pop : une carrière marquante et des épreuves

Amy Grant a transformé le gospel contemporain en succès grand public depuis ses débuts en 1977 : albums charnières comme Age to Age et Heart in Motion, un tube crossover numéro un Billboard Hot 100 avec « Baby Baby », six Grammy et plus de deux douzaines de GMA Dove Awards. Pourtant, la routinе s’était interrompue : son dernier album de chansons originales datait de 2013 et les dernières années ont été marquées par des épreuves — une opération à cœur ouvert en 2020 puis une chute à vélo en 2022 qui lui a valu une lésion cérébrale traumatique.

La chanson-titre expose la guérison et la vulnérabilité

La chanson-titre, avec des vers aussi crus que « Life cut me wide open when my head hit the ground/ Wasn’t my time for dying », parle de cette guérison et d’une urgence nouvelle à profiter de la vie. Confrontée à des troubles de mémoire à court terme, Grant avoue que « les paroles étaient faciles parce que c’est écrit, mais la musique est difficile. » Elle a donc tendu la main : son mari Vince Gill, Michael W. Smith, Tom Douglas, Mike Reid et Mac McAnally ont rejoint le chantier. Paradoxalement, ce sont ces limites qui ont « créé le chemin », dit-elle.

Retour en studio, chansons et engagement social

Elle est retournée en studio en janvier 2025 sans pression, pensant n’enregistrer que deux titres. Travailler « au gré des moments », avec Mac McAnally en pilote discret, a fait émerger dix chansons — la surprise du projet.

Les thèmes vont du personnel à l’universel : « ’Til We Get It Right » explore les relations avec maturité ; « How Do We Get There From Here », coécrite avec Ruby Amanfu, est née après la fusillade de 2023 à la Covenant School et d’une visite d’artistes au Capitole du Tennessee pour parler de contrôle des armes. Le morceau est le produit lent mais tenace d’un échange de textos et d’un alignement fortuit d’agendas.

Invités, famille, label et perspectives

Vince Gill figure sur « Friend Like You », Michael W. Smith a co-écrit « The Saint », et les filles de Grant, Corrina et Sarah Cannon, chantent sur la clôture « The Other Side of Goodbye », inspirée par la mort de sa mère en 2011. « L’autre côté de l’au revoir », dit Grant, « m’a fait penser à reconfigurer notre regard sur la mort — pourquoi ne pas leur faire un high-five ? »

L’album était bouclé depuis environ six mois lorsqu’elle a choisi Thirty Tigers, attirée par l’idée de « créer de la conversation ». Elle doute que treize ans se reproduisent avant un prochain disque : « Je n’ai pas un album tout fait, mais j’ai beaucoup de chansons en route. » The Me That Remains sonne comme un retour serein : blessée, honnête, prête à parler.

Publié le : 6 mai 2026
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