
Le mercredi 15 avril, Avril Lavigne publie une reprise d’« Ironic » d’Alanis Morissette pour la bande originale de la comédie romantique canadienne Mile End Kicks, dont la sortie en salles au Canada est prévue ce vendredi. C’est une décision culottée : couvrir un classique aussi ancré dans la mémoire collective exige au moins du respect — et du cran.
La version de Avril Lavigne reste fidèle à l’original. Elle commence sur la même voix douce et le même riff de guitare acoustique avant que le morceau n’explose, au refrain, en une poussée électrique plus punk.
Ce n’est pas la première fois que Avril Lavigne chante « Ironic » : en 2005, Alanis Morissette l’avait invitée à partager la scène au House of Blues de Los Angeles pour une version en duo.
« Ironic » est le troisième single tiré de Jagged Little Pill. Jagged Little Pill, sorti en 1995, a passé 127 semaines au Billboard 200 et a été l’album n°1 de l’année 1996.
La chanson est le plus gros succès de Alanis Morissette au Hot 100 : elle y a passé 32 semaines et a culminé au 4e rang. Le disque a aussi inspiré une comédie musicale Broadway nominée quinze fois aux Tony Awards en 2018.
Avril n’est pas une novice des hits : elle compte vingt entrées au Hot 100, dont le numéro un « Girlfriend » en 2007, et son dernier album studio en date, Love Sux, est sorti en 2022 et a atteint la 9e place du Billboard 200. Cette reprise marque sa première sortie depuis sa collaboration avec Yellowcard sur le single « You Broke Me Too » en octobre 2025.
Le choix d’« Ironic » n’est pas anodin : la chanson est un symbole culturel des années 90 qui continue de résonner, et la couverture de Lavigne jette un pont direct entre deux générations de pop/rock canadiennes. Là où Morissette a planté une marque brute et confessionnelle, Alanis Morissette ramène le titre vers son terrain, plus pop-punk, sans le trahir complètement.
On peut entendre la reprise sur la bande originale du film Mile End Kicks. Pour les curieux, l’écoute permet de juger si Lavigne transforme le classique ou le sert — et si elle parvient à lui donner une raison d’exister aujourd’hui, au-delà de la nostalgie.