
PSYCHIC FEVER accélère sa conquête internationale. Après un premier passage remarqué à SXSW et une tournée nord-américaine en 2025, le collectif japonais transforme l’intérêt ponctuel en vraie fidélité — et prépare un nouvel album intitulé DIFFERENT pour juillet 2026.
SXSW 2025 a accueilli le groupe à Austin et leur première tournée nord-américaine a eu lieu en 2025. L'album DIFFERENT sortira en juillet 2026.
À Londres en juillet 2025, le groupe a découvert ce que veut dire “public connecté” : des fans qui ne se contentent pas de connaître un tube viral, mais suivent chaque sortie. JIMMY raconte que, lors de leur première venue, le public chantait “Just Like Dat feat. JP THE WAVY”, puis s’est mis à entonner aussi les morceaux plus récents — preuve que l’engouement n’était pas un feu de paille.
WEESA, de son côté, parle d’une énergie physique, presque contagieuse : “Ils dansent et chantent avec plus d’énergie que nous.” Ce mélange d’enthousiasme et d’exigence a influencé le groupe, tant dans le son que dans la présence scénique.
Les réactions varient selon les pays. Aux États-Unis, les titres aux couleurs fin 1990s–2000s captent le public ; en Europe, “Highlights” — la chanson électronique partagée avec REN — a circulé avant “Just Like Dat” et a trouvé un écho particulier.
REN a contribué à cet élan européen, et WEESA insiste : chaque territoire a son “hit” et son propre rythme, ce qui oblige le groupe à s’adapter show après show. Cette diversité d’accueil est devenue une force : elle leur permet d’expérimenter des registres (hip-hop, R&B, électro) sans perdre une identité qui se construit au fil des voyages.
DIFFERENT est la première œuvre où PSYCHIC FEVER a choisi volontairement un concept. JIMMY et WEESA ont écrit des paroles pour la première fois, et la création a été collective, parfois laborieuse.
Ils ont mis en commun les idées des sept membres pour aboutir à un disque censé porter un message simple : être différent est une valeur. WEESA souligne le symbole géographique du lancement depuis Londres, “mélangeur de cultures”, qui renforce l’idée d’une pluralité assumée.
Leur trajectoire n’a pas été linéaire : après leurs débuts, les membres ont déménagé en Thaïlande pour six mois et s’en sont servis comme base pendant près de deux ans, expérience qui a aiguisé leur capacité à tourner et à s’adresser à des publics étrangers. À cinq ans, JIMMY se voit déjà en arène — “si possible, aujourd’hui même” — mais il rappelle que la taille du lieu ne change pas l’exigence : “On donne tout, petit ou grand.” Entre ambition et attention aux racines, PSYCHIC FEVER joue la carte de la constance : ils apprennent sur la route, peaufinent un son pluriel et veulent, surtout, rassembler plus de monde autour de leur message.