MAY-A revisite « Edge of Seventeen » en grunge pour Triple J

MAY-A revisite « Edge of Seventeen » en grunge pour Triple J

MAY-A sur scène, micro en main, éclairage violet, ambiance grunge lors d’une session Triple J

MAY‑A renverse "Edge of Seventeen" en live

MAY‑A a pris un risque net : reprendre "Edge of Seventeen" de Stevie Nicks et la défaire pour mieux la réinventer. Le 20 mars, sur Like a Version de triple j, la chanteuse-songwriteuse sydneyenne a livré une version grunge et guitare‑centrée qui supprime le riff iconique pour reconstruire la chanson depuis zéro — d’un murmure intimiste à une seconde moitié saturée, riffs et solos de basse à l’appui.

Une transformation vocale soutenue par Chloe Dadd

Sur scène, la première moitié s’appuie sur la voix, fragile et précise, avant d’exploser en distorsion. La transformation n’est pas gratuite : elle a permis à MAY‑A d’imposer son timbre, entre douceur et grain rock.

Chloe Dadd, sa guitariste et collaboratrice, a été centrale dans ce montage sonore. « Quand on a commencé à jouer l’idée, on l’a jouée de mille façons », dit-elle. « Chloe a en quelque sorte construit les pistes. »

Le choix de Stevie Nicks et le contexte émotionnel

Le choix de Stevie Nicks n’est pas anodin. MAY‑A explique qu’elle voulait toucher à quelqu’un qui sait écrire sur la perte avec une force singulière. « Je n’ai jamais vu quelqu’un parler du deuil et de la perte d’une manière aussi puissante », confie‑t‑elle, évoquant l’écriture de la cofondatrice de Fleetwood Mac comme « unique et inspirante ». triple j avait d’ailleurs teasé la reprise en partageant une scène de School of Rock sur Instagram Stories, préparant le terrain.

De son propre répertoire à ses influences rock

La session a aussi servi de vitrine pour son propre répertoire. Elle a interprété « Last Man on Earth », tiré de son premier album Goodbye (If You Call That Gone), sorti le 20 février.

Née Maya Cumming, MAY‑A dit s’être tournée vers le rock à l’adolescence après des écoutes de Sonic Youth, Bikini Kill, Paramore, Hole et Evanescence — une bascule loin de ses débuts « pop à la Taylor Swift ». « Quand je suis entrée dans le rock, je me sentais comme une imposture », avoue‑t‑elle. Ces artistes lui ont montré qu’elle pouvait tracer son propre sillon.

Esthétique volontairement brute et dates à venir

Sur le plan artistique, elle revendique une résistance aux logiques commerciales. « Cet album est un slow burn ; il faut s’y asseoir. J’ai délibérément évité d’en faire quelque chose de hi‑fi, super accrocheur, plein de hooks. »

Je l’ai voulu aussi brut que possible. La démarche colle à la reprise : pas d’hommage trop poli, mais une lecture personnelle et rugueuse.

MAY‑A a 24 ans et vient de Sydney. Sa tournée Goodbye (If You Call That Gone) débute le 2 avril au Princess Theatre de Brisbane, avec des dates prévues à Sydney, Melbourne, Fremantle et Adélaïde. Le passage sur Like a Version s’inscrit dans le mois de mars élargi de triple j, qui a doublé ses sessions hebdomadaires pour proposer des rendez‑vous le mardi et le vendredi.

Publié le : 21 mars 2026
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