
Quand une légende revient, la scène s’aligne pour elle. Le 16 mai, Paul McCartney est apparu pour la cinquième fois en tant qu'invité musical de Saturday Night Live, et la soirée a tourné autour de lui plutôt que du casting. Invité par Will Ferrell pour le final de la saison 51, McCartney n’a pas fait les choses à moitié : trois prestations, un passage dans le monologue et un sketch, au lieu des deux chansons habituelles.
Paul McCartney est apparu pour la cinquième fois en tant qu'invité musical de Saturday Night Live le 16 mai. L'album The Boys of Dungeon Lane sortira le 29 mai.
Il a ouvert avec "Days We Left Behind", le single poignant qui présente son nouvel album. L’interprétation, sobre et généreuse, posait d’emblée le ton : un vétéran qui sait encore toucher. Puis il a enchaîné avec "Band on the Run", le classique de Paul McCartney and Wings de 1974 qui a atteint la première place du Billboard Hot 100, rappelant qu’il vient autant du rock massif que des ballades réfléchies.
Sur le plateau, McCartney n’était pas juste un jukebox ambulant. Will Ferrell l’a mis au centre d’un numéro où la confusion entre lui et Chad Smith des Red Hot Chili Peppers a servi de gag; plus tard, il a co-vedetté avec Ferrell et Marcello Hernández dans un sketch de mécaniciens arnaquant des clients naïfs. Ces apparitions montraient une chose simple : même après des décennies, il peut encore jouer avec son image sans la protéger comme un trésor sacré.
La fin du show, elle aussi, a été pensée pour lui. Alors que l’on s’attendait à un traditionnel salut en coulisses, SNL a étiré la conclusion pour offrir une coda musicale : McCartney a lancé la fête avec "Coming Up", son autre numéro un du Billboard en 1980, pendant que les comédiens dansaient en bord de scène. Ce geste — terminer un final par un rappel improvisé — a transformé le générique en mini-concert et a rappelé pourquoi il reste si prisé pour ces grandes occasions.
En somme, la soirée a été une masterclass de showmanship. Retrouver McCartney sur le tard de la saison donnait au final une allure à la fois nostalgique et célébratoire, et la promesse d’un nouvel album prête à mesurer son poids. Les apparitions rapides, les chansons choisies et la manière dont la production a prolongé la clôture ont fait de cette émission une sorte de petit festival McCartney au cœur de Studio 8H.