« Project Hail Mary » ajoute Harry Styles et les Beatles au dernier moment

« Project Hail Mary » ajoute Harry Styles et les Beatles au dernier moment

Affiche de « Project Hail Mary » avec Harry Styles et les Beatles ajoutés sur un montage de dernière minute

Un pari inattendu au sommet des Dolomites

Chris Miller sirote un Aperol Spritz dans les Dolomites et sourit : son pari inattendu a payé. Project Hail Mary, co‑réalisé avec Phil Lord et adapté du roman d’Andy Weir (2021), a rapporté 300 millions de dollars dans le monde — un chiffre rare pour un film original qui n’est ni suite ni franchise. « Quand on prend un gros risque et que ça marche, c’est très gratifiant », confie Miller. « D’une certaine façon, c’était notre propre Hail Mary. »

La bande‑son: un personnage à part entière

La bande‑son joue un rôle majeur dans ce succès. Plutôt que de s’en tenir à des hits attendus, l’équipe a voulu faire de la musique un personnage à part entière : du classique sud‑américain Gracias a la Vida de Mercedes Sosa au Po Atarau du Turakina Māori Girls’ Choir, supervisés par Kier Lehman, jusqu’à une partition originale signée Daniel Pemberton. Pemberton a enregistré des enfants à Abbey Road, les faisant taper, claquer et même jouer des percussions corporelles; il a aussi utilisé un Cristal Baschet des années 1950 pour créer des timbres étranges et magiques. L’idée était simple : ne jamais laisser le personnage de Gosling se sentir seul à l’écran.

Le karaoké improvisé devenu viral

La scène devenue virale? Un karaoké improvisé où Sandra Hüller chante Sign of the Times de Harry Styles. L’idée est née lors d’une visite sur le porte‑avions USS Abraham Lincoln à San Diego, où Lord a remarqué que les espaces sociaux — Monopoly, karaoké — révélèrent l’humanité des marins. Gosling a entendu Hüller chanter par hasard dans son logis et l’a suppliée d’apparaitre dans la scène. Elle a accepté, mais à une condition claire : choisir la chanson elle‑même.

Sprint et négociations: 36 heures pour tourner

La libération des droits a été un sprint. L’équipe n’avait plus que 36 heures sur le navire à Londres pour tourner; Lehman parle d’un mois de préparation en coulisse et d’appels à Universal Music Publishing, puis d’une intervention d’Amy Pascal et de Jody Gerson pour convaincre Styles. « C’était juste à temps pour qu’elle chante, mais de justesse », dit Lehman — et Hüller n’a chanté que deux prises à l’écran. Les réactions surprise des comédiens sont donc authentiques.

Des clins d’œil musicaux et une fin qui donne envie de revoir le film

Le film porte aussi des clins d’œil aux Beatles : les capsules spatiales portent les noms des membres du groupe, et deux titres — Two of Us et Don’t Let Me Down — trouvent leur place dans la bande‑son, après des démarches exigeantes de clearance. Au final, musique et images avancent main dans la main : la partition de Pemberton, les choix internationaux de Lehman et la prise de risque des réalisateurs ont façonné un film qui captive et donne envie d’en parler — et de le revoir.

Publié le : 2 avril 2026
Découvrez notre Studio à Paris
Découvrir
link linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram