
Esther Anaya réunit deux mondes qui ne se parlaient pas toujours : la rigueur du classique et la fièvre du dancefloor. Violoniste électrique, DJ, chanteuse et productrice, elle a joué aux côtés de Rihanna et Calvin Harris, collaboré avec Lil Yachty et Snoop Dogg, et performé sur des scènes comme EDC, Coca‑Cola Flow et Baja Beach Fest.
Son instrument fétiche est un Yamaha électrique qu’elle traite comme un synthé : phrases brutes, textures, distorsions, filtres et modul’ pour convertir l’organique en élément de club. Sur scène, le violon devient le centre — improvisé, tactile, réactif à la foule — et en studio il alimente des chaînes d’effets conçues pour coller aussi bien à la house qu’au cinéma ou au bass music.
Esther Anaya a joué aux côtés de Rihanna et Calvin Harris, et a collaboré avec Lil Yachty et Snoop Dogg. Elle publie son premier sample pack Strings and Fire sur Splice Sounds.
À l’origine, la musique d’Anaya naît « à l’intersection de l’émotion et de l’énergie ». Cette phrase résume sa démarche : la discipline classique lui donne la technique, la culture club lui apprend la dynamique et le public lui dicte la tension.
Au lieu de choisir un seul chemin, elle compose dans l’espace entre les genres — mélodies cinématiques un instant, drops percutants le suivant. Porter plusieurs casquettes n’est pas pour elle une dispersion mais une force.
Le violon façonne ses mélodies, le chant affine sa phraséologie et le DJing lui rappelle sans cesse ce qui fonctionne en live. Produire, enfin, lui redonne le contrôle total : elle peut façonner chaque grain sonore jusqu’à l’équilibre voulu entre chair et machine.
Le sample pack Strings and Fire est venu de cette logique : créer des outils, pas des chansons finies. Plutôt que de peaufiner des morceaux, elle a enregistré phrases, one‑shots, voix, rythmes et textures pensés pour être réutilisés.
Beaucoup de prises volontairement imparfaites ont été gardées ; après traitement elles gagnent en caractère — un frottement, une micro‑irrégularité, un grain qui capte l’attention. Ses astuces parlent autant aux conservatoires qu’aux novices.
Aux violonistes classiques, elle conseille de briser les règles : explorez les pédales, les effets et les DAW. Aux débutants, elle rappelle que le feeling et le placement comptent plus que la perfection technique quand on traverse des genres modernes.
Au fond, Esther Anaya veut que ses sons déclenchent quelque chose. « Utilisez ces samples comme point de départ, pas comme limite », dit‑elle — une invitation claire : osez, mélangez, faites respirer le violon dans des paysages inattendus. Si un son vous touche, vous êtes sur la bonne voie.